L'actualité et l'information des Antilles et de la Caraïbe. West Indies News
Très peu d'informations nous parviennent de Cuba. Il semblerait qu'un groupe d'opposants ait arrêté jeudi 8 septembre lors d'une procession religieuse, à la Havane, parcequ'ils lancaient des slogans contre le régime. Pour autant, aucune charge n'ont été retenues contre les manifestants et ces derniers ont ensuite été libérés signe d'un adoucissement du régime comuniste cubain. Cette information a été livrée par Elizaro Sanchez, leader charismatique de la Commission des droits de l'Homme et de la Réconciliation nationale (CCDHRN), organe de l'opposition ou de la dissidence au régime cubain, illégale mais tolérée par les autorités comunistes.
Le 13 juillet 2011, la Cour des Comptes a rendu un rapport portant sur l'endettement des communes de 4 des 5 départements d'Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion) à l'exclusion de l'île de Mayotte devenue un DOM depuis le 31 mars 2011. Rappelant les enjeux particuliers liés au contexte économique et social de ces sociétés insulaire, la Cour des Comptes a dressé un constat accablant sur le niveau de développement de ces 112 communes ultra-marines alors qu'elles connaissent des évolutions démographiques contrastées (croissance soutenue en Guyane et à la Réunion, ralentissement et vieillissement de la population aux Antilles) et un rythme de croissance économique en berne notamment depuis la crise sociale de 2009 qui a miné davantage encore ces micro-économies insulaires déjà rongées par un fort taux de chômage. Le rapport met en évidence la mauvaise gestion des communes "Des budgets et des comptes souvent insincères et peu fiables. Les travaux des chambres régionales montrent également qu’afin d’améliorer la présentation de leurs budgets et de leurs comptes, nombre de communes (surtout en Guadeloupe et en Guyane) minorent les restes à réaliser en dépenses et/ou majorent les restes à réaliser en recettes. Les obligations de rattachement à l’exercice des charges et des produits sont ignorées. L’absence ou la défaillance de certaines comptabilités d’engagement conduit à ne pas enregistrer les dettes de fournisseurs, en laissant certaines factures « dans les tiroirs ». Dans ces conditions, une incertitude pèse sur les informations officielles, les comptes de gestion étant établis à partir de données dont la sincérité et la fiabilité sont sujettes à caution."
Le rapport fait apparaître de lourds déficits et une dégradation de la gestion des comptes de communes même si le nombre de saisine préfectorales diminue depuis quelques années. Les ressources budgétaires sont trop minces pour subvenir aux besoins, notamment en matières d'équipements, de municipalités qui doivent gérer un territoire souvent à l'échelle d'un canton. Les communes de Guadeloupe sont pour la plupart aussi étendues qu'un canton de métropole. Pour la plupart ce sont des communes urbaines avec de fortes densités de population. Leurs principales ressources proviennent de la fiscalité indirecte (octroi de mer, taxe de carburant). La fiscalité directe occupe une place plus réduite qu’en métropole, en raison notamment de leur potentiel fiscal plus limité lié au fait qu'une grande partie de la population n'est pas imposable sur le revenu. L’emploi public joue donc le rôle de catallyseur social et les communes constituent de gros pourvoyeurs d'emplois. Depuis les années 2000, les effectifs d'employés communaux ont progressé très rapidement absorbant une part importantes des recettes. Les maires ont été confrontés à une demande d’emploi local importante causée par la hausse du chômage et les effets des accords signés suite aux mouvements sociaux de l’année 2009. Les maires ont donc privilégié le recrutement, sur des emplois précaires, de personnels peu qualifiés. Or, comme l'indique la Cour des Comptes dans son rapport: "le recrutement, le renouvellement de ces personnels contractuels puis leur titularisation ne sont souvent pas conformes aux dispositions du statut général de la fonction publique territoriale. A l’inverse, le nombre de cadres est demeuré très inférieur au strict nécessaire, provoquant ainsi un déficit d’expertise et de pilotage.Dans ce contexte, les communes ne se sont pas dotées des outils d’une gestion transparente, qualitative et prévisionnelle de leurs ressources humaineser."
Télécharger le rapport de la Cour des Comptes
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Le vendredi 9 septembre 2011, l'archipel Guadeloupe a été placé en vigilance orange par les autorités préfectorales. Les établissements scolaires ainsi que l'université ont été fermés à 12H00. Ceci afin d'éviter les embouteillages. La route de la Traversée fut fermée également dans la soirée dès. De fortes rafales de vent, de violentes pluies ainsi qu'une forte houle cyclonique étaient attendues dans la nuit de vendredi à samedi. Les services de secours (sdis) furent maintenues en état d'alerte. Finallement, le cyclone a dévié de sa trajectoire au dernier moment et a évité ainsi les côtes de l'archipel perdant ensuite de sa vigueur. La saison cyclonique n'est pas terminée pour autant et d'autres tempêtes tropicales peuvent voir le jour jusqu'en octobre.
Les sénatoriales qui se dérouleront le 25 septembe 2011, en Guadeloupe, donnent lieu à des tractations au sein des partis de gauche qui se déchirent pour l'occasion. La campagne est notamment marquée par une vive opposition entre le sénateur sortant, et actuel président du Conseil général de Guadeloupe, Jacques Gillot (GUSR) et le président du Conseil régional Victorin Lurel (PS), lequel vient d'indiquer qu'il se lançait dans la bataille des sénatoriales. Les élus du Parti socialiste guadeloupéen, du Parti progressiste et démocratique guadeloupéen (PPDG), du groupe Socialiste, républicain et citoyen (SRC) se sont réunis samedi 3 septembre. ILes représentants des partis n'ont pu s'entendre sur une liste commune PS/PPDG/GUSR en vue de l'élection sénatoriale du 25 septembre 2011, en dépit de demandes d'unité maintes fois formulées par le PPDG et le Parti Socialiste. Une liste commune PS/PPDG vient d'être officialisée et sera soumise aux grands électeurs le 25 septembre. Depuis trois semaines, les négociations menées par Victorin Lurel pour le PS et Jacques Gillot pour le GUSR ont donc échoué. Le divorce est bien réel entre les deux anciens alliés.

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Le 14 mars et 21 mars 2010, les guadeloupéens et guadeloupéennes ont été appelés aux urnes afin d'élire les nouveaux conseillers régionaux de l'archipel. La campagne a commencé sur fond de malaise social. En effet, après 44 jours de paralysie de l'économie guadeloupéenne (2009), les tensions sociales se sont apaisées mais n'ont pas disparu du fait de la persistance des effets de la crise économique mondiale sur le moral des ménages guadeloupéens. Les Régionales, en Guadeloupe, se sont également déroulées sur fond de malaise institutionnel après l'annonce faîte par le Président de la République en faveur de la diminution du nombre d'élus territoriaux et d'un éventuel projet de fusion des assemblées régionales et départementales. Pour l'heure aucun décret n'est en vu, car la question divise jusque dans le camps de la majorité présidentielle. La Martinique et la Guyane se sont déjà prononcées, par référendum, sur une réforme des institutions locales et la mise en place d'une collectivité unique. Quel est votre sentiment pour la Guadeloupe ? Doit-elle suivre le même chemin que "l'île soeur" ou bien doit on se prononcer pour un statu quo institutionnel ? Donnez votre avis sur la question
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